-R- a écrit:Max ne rigole jamais quand il s'agit de propagande.
Dis plutôt que la propagande ne rigole jamais, sauf quand il s'agit de Max !
Le grand stratège remporte toujours la victoire et je vais te dire pourquoi. Ceci ne fera pas forcément de toi un grand stratège, mais cela te permettra de mieux comprendre le mot victoire dans ce contexte. Le grand stratège ne protège pas sa vie. Il la sacrifie. Mais comme il est grand stratège, il ne la sacrifie pas sans contrepartie. Le sacrifice du grand stratège lui est toujours profitable, et constitue toujours un piège redoutable pour ses adversaires. En effet, ceux-ci auront beau tomber dedans, le piège du grand stratège est semblable à une araignée pleine, qui disperse ses petits à la moindre alerte. L'on ne saurait vaincre la maman araignée sans disperser ses petits. C'est pourquoi le grand stratège se garde bien de lui faire peur.
Connais-tu
Miyamoto Musashi (宮本 武蔵, Miyamoto Musashi?), de son premier nom Takezō Shimmen (Miyamoto étant le nom de son village de naissance et Musashi, une autre façon de lire les idéogrammes écrivant Takezō), (12 mars 1584 — 19 juin 1645) qui est une des figures emblématiques du Japon, maître samouraï, philosophe et le plus fameux escrimeur de l'histoire du pays ? (source :
Wikipédia)

"J'ai voulu exprimer, pour la première fois, en un livre la Voie de ma tactique nommée Ecole de Niten dont j'ai poursuivi l'élaboration durant de nombreuses années. C'est ainsi qu'au début d'octobre de la vingtième année de l'ère Kan-ei (1643) je me suis rendu au mont Iwato situé dans la province Higo en Kyushu. J'ai salué le Ciel, me suis prosterné devant Avalokitesvara (Kannon) et me suis assis face aux Bouddhas.
Je suis un samouraï né dans la province Harima, et mon nom est Shimmen Musasgi-no-kami, Fujira-no-genshin. Je suis âgé de soixante ans. J'ai prêté attention aux Voies de la tactique dès ma jeunesse et j'eus mon premier duel à l'âge de treize ans. Pour ce premier duel, mon adversaire était Arima Kihê, bon sabreur de l'école Shintô que j'ai vaincu. A l'âge de seize ans, je vainquis Akiyama, fort au sabre et originaire de la province de Tajima. A l'âge de vingt et un ans, je me suis rendu à Kyoto et y ai rencontré les meilleurs sabreurs du Japon. Je les ai rencontré plusieurs fois en duel sans jamais être vaincu par aucun d'entre eux. Puis j'ai pérégriné à travers les provinces où j'ai rencontré plusieurs sabreurs de diverses écoles et bien que j'ai été jusqu'à avoir une soixantaine de duels avec eux, je n'ai jamais été vaincu par aucun. Tout cela se passa alors que j'avais de treize à vingt neuf ans environ.
Mais passé le cap des trente ans, je me mis à réfléchir sur ma vie et pensais: " Mes victoires ne provenaient pas de la supériorité de ma tactique, mais plutôt de qualités innées chez moi grace auxquelles je ne me suis pas écarté des meilleurs principes. Peut-être bien aussi que mes adversaires manquaient de tactique. ". Ainsi je décidais d'approfondir encore plus la Voie et continuais de me forger matin et soir et enfin, parvenu à la cinquantaine, l'unification avec la Voie de la tactique s'est faite d'elle-même en moi.
Depuis ce moment-là je n'ai plus aucune Voie à rechercher et le temps a passé. J'ai appliqué les principes (avantages) de la tactique à tous les domaines des arts. En conséquence, dans aucun domaine je n'ai de maître. Bien que j'écrive ce livre aujourd'hui, je ne fais aucun emprunt au bouddhisme ni aucun au confucianisme. Je ne me suis inspiré d'aucun récit militaire ancien ni d'aucun ouvrage ancien de tactique. J'ai voulu exprimer la raison d'être et l'esprit réel de notre école en y faisant refléter la Voie du ciel et Avalokitesvara (Kannon). J'ai saisi mon pinceau à quatre heures et demie du matin, à l'aube du dix octobre, et je commençai d'écrire."
