"Un jour, j'eus l'occasion d'écrire un article sur les contributions respectves des gènes males et femelles de l'embryon dans la constitution des petits rongeurs.
De nombreuses expériences suggèrent que le féminin prend une part prépondérante dans le développement du cortex cérébral, impliqué dans les fonctions mentales supérieures, alors que le masculin intervient plus dans l'émergence des noyaux cérébraux centraux controlant la nutrition, la reproduction et les émotions.Je résumais ces données de façon lapidaire à ma mère en lui signalant que, transposés à l'espèce humaine, ces résultats conduisaient à en déduire que c'est d'elle que dérivaient surtout les caractéristiques intellectuelles de ses fils, en tout cas de leur part innée.Maman me regarda droit dans les yeux: "Tu vois, Axel, je l'ai toujours su..." ".
Ce texte est extrait d'un livre D'Axel Kahn (généticien, directeur de recherche à l'INSERM, directeur de l'institut Cochin et membre du Comité consultatif national d'éthique) "Raisonnable et humain?", que je viens de finir.
Qu'en pensez-vous?
