@Plumetis :
Je suis déçu par ta réaction, tu penses bien.
Non que je m'attendais à un "
bon-sang-mais-c'est-bien-sûr-Numéro-6-tu-as-raison-prête-moi-un-peu-de-tes-cailloux-que-je-lui-en-balance-aussi", je suis certes naïf, mais pas à ce point-là. Je ne m'attendais pas forcément non plus à ce que tu relèves ce que mes propos pouvaient avoir de "
nuancé"
(rires) ou de "
conciliant"
(re-rires), une fois passées mes quelques formules-chocs qui ne pouvaient que monopoliser l'attention et occulter tout le reste du "
message". Je ne suis pas
(complètement) idiot non plus, je sais ce que je fais : j'étais parfaitement conscient qu'en choisissant la franchise, les probabilités d'un désaveu prompt et définitif étaient plus élevées que celle d'une adhésion partielle ou même d'une compréhension désapprobatrice. Donc de ce côté-là, tout va bien, mon ego s'en accomodera. La déception, elle, est ailleurs.
Car que tu aies "
plein de choses à me répondre" mais que tu "
t'abstienne parce que tu penses que ça ne me plairait pas", c'est blessant. Ai-je jamais laissé entendre que je n'aimais lire que ce que j'aimais lire ?

Tu le sais bien, je m'épanouis jamais autant que dans le registre polémique (re-

) donc au contraire, tu aurais pu faire de moi ici le plus heureux des pirates
(et tu le sais). Alors bien sûr, oui, je te le confirme, ça aurait été "
une épouvantable perte de temps"
(surtout que, tu penses bien, je t'aurais répondu)... comme l'a été pour moi la rédaction du post précédent.
La différence étant que même quand leurs propos ne me plaisent pas, je juge mes interlocuteurs dignes de ce temps perdu. Mais sans doute suis-je un trop mauvais garçon pour mériter ce genre de considération en retour ?
(que j'aie plus de temps "libre" que toi, j'en suis d'ores et déjà convaincu, mais ne me dit pas que tu ne pouvais pas formuler ce "retour de baton" de façon synthétique).Note que je ne t'ai pas interdit d'apprécier R* ou de voir en lui des grandeurs injustement ignorées par ses semblables
(je suis même heureux pour lui de voir quelqu'un prendre sa défense, vu le besoin compulsif qu'il semble avoir de ce genre de choses), je t'ai juste succinctement expliqué pourquoi moi, je le voyais différemment
(et encore : pas directement lui mais ses "prestations" sur ce forum). Je ne pense pas qu'il y ait là de quoi te mettre dans tous tes états, mais qu'importe. Comme je te l'ai signifié, libre à toi de croire ce que j'ai écrit dans mon message précédent ou de penser qu'il n'y a là que des sophismes et de maladroites pirouettes pour tenter de justifier une attitude injustifiable. Car comme dans tant d'autres domaines, ce n'est pas ce que tu crois qui déterminera ce qui est. En ce qui me concerne, j'ai ma conscience pour moi et c'est bien suffisant. Je te l'ai dit : je ne pense pas que je sois vraiment fait pour la "
popularité". Et de la même façon, je suis d'autant plus disposé à lire ces "
choses que je n'aimerais pas" sous ta plume virtuelle que je sais, d'ores et déjà, que j'y répondrais sans effort, pour la raison évoquée ci-avant.
Enfin, je vais me répéter parce que j'y tiens
(spéciale dédicace à Olivier !
), mais si ce qu'on appelle "
intelligence", ici, ne sert qu'à écraser ceux qui en ont censément moins, à se gargariser sans fin de cette différence "
valorisante" pour ne pas avoir à être "
bon par soi-même", à voir dans ce que nous considérons arbitrairement comme de la médiocrité le gage de notre propre "
génie", à railler ceux qui auraient l'impardonnable mauvais goût de ne pas avoir les mêmes centres d'intérêt que nous, à conspuer ces sous-êtres qui, par exemple, abusent de la télévision, à vomir ceux qui lisent les auteurs qui ne nous agréent pas, à piétiner les "
bienheureux" qui vont éprouver du plaisir à écouter de la "
sous-musique" populaire, à mépriser ceux qui ont les diplômes que nous aurions voulu avoir, à vouer aux flammes de la bêtise crasse tout ce qui n'a pas l'heur de nous plaire - qu'il s'agisse d'oeuvres, de personnes, de courants -, à ne jamais manquer une opportunité de se moquer d'autrui par une phrase assassine et à rire de notre so-called "
supériorité" en tous lieux et tous temps, alors franchement, sans animosité ni jalousie aucune, cette Intelligence avec un I majuscule, je vous la laisse sans le moindre regret. Parce que même si je n'aime pas forcément plus les gens regardés de haut ici que R* ne les "
aime" lui, c'est leur parti que je choisis de prendre, par principe, envers et contre tout. Parce que même s'ils ne valent souvent pas mieux et qu'ils ne sont pas les derniers à mépriser ou à railler, eux au moins ont la différence de potentiel pour leur servir d'excuse. R*, pour moi, n'en a aucune, et sûrement pas la dépression qui est une maladie, et non un alibi. Ecrire en alexandrin, c'est à la portée de beaucoup : il suffit d'avoir assez de discipline, de temps libre, de pratique et de goût pour l'exercice
(car lorsqu'il est considéré comme une fin en soi, c'est un "exercice", et rien de plus) pour en réussir de très beaux. Pas besoin pour ça d'être quelqu'un de bien.
Tu me diras que moi-même, avec R*, je me comporte comme énuméré ci-dessus ? Je te l'accorde de bonne grâce. Comme j'ai déjà eu maintes fois l'occasion de le signifier, je m'applique à tendre à mon interlocuteur le miroir de sa prestation
(certains me "forcent à l'intelligence", d'autres me poussent à l'idiotie) et ce n'est donc, au fond, pas moi qu'on aime ou qu'on déteste, mais celui à qui je réponds, reflété par ma plume
(quiconque en doutera pourra d'ailleurs aller vérifier).Pour ma part, je suis certes un crétin, mais peut-être le meilleur dans ma catégorie, et je m'applique à élever ma bêtise au rang d'art pour faire la ni*ue à ceux qui, eux, transforment l'art en bêtise. Et oui, c'est être arrogant, crispant, haïssable, mais je me plais dans mes haillons, mon sourire édenté et ma cour des miracles. A vôt'bon coeur, m'ssieurs dames.
Mieux vaut, de mon point de vue, être le roi des crétins qu'un surdoué "
dans la moyenne".
C'est en bouffon que je suis venu sur ce forum... et c'est bien en bouffon que j'ai l'intention d'y officier.
La preuve.
