septembre a écrit:Tout ce que je vois, c'est cet article de Brighelli qui ne m'a pas du tout convaincu.
Effectivement. Il fausse "un peu" le débat initial en le déplaçant de manière implicite, car :
On peut être contre la suppression de la notation pour les raisons qu'il évoque.
On peut être contre la suppression de la notation pour d'autres raisons (c'est mon cas).On peut être contre la suppression de la notation et en désaccord avec l'article, par conséquent (c'est mon cas aussi, à quelques passages près).
Répondre au questionnement générique avant d'avoir lu l'article en question m'a permis d'éviter l'écueil, mais ce n'était pas un calcul de ma part, juste de la fénéantise.
Comme quoi Shakespeare avait raison : le vice, dans certains cas, peut se faire vertu...
Merci à lui, ça m'arrange bien !
Parce qu'après, même s'il est probable qu'on ne s'affranchira jamais de la subjectivité des enseignants dans l'évaluation des élèves, il n'est pas dit non plus qu'on ne trouve pas un système plus objectif (selon des critères dont la légitimité se fonderait sur des consensus établis à plus grande échelle que celle de l'enseignant isolé) que celui en l'état. Un système "plus juste", quand bien même ce jugement (de ce qui est juste et ce qui ne l'est pas) serait également subjectif.
Certes, mais est-ce que ce (petit ?) "mieux" vaudra tant d'efforts et de gorges chaudes, c'est une autre question (je reprécise que moi non plus, je n'ai pas suivi le débat officiel, et que j'ignore pareillement ce qu'on propose à la place). Je suis vraiment convaincu (et je pense qu'on le sent) que le rapport "effort"/"gain" frôlera l'Ubuesque. Après tout, ça ne serait pas la première fois.
L'autre question à poser, que j'ai effleurée dans mes précédents messages est : gagnerions-nous vraiment à établir un outil d'évaluation plus objectif ? En d'autres termes, la subjectivité, dans une certaine mesure, n'est-elle pas souhaitable en la matière ? Faut-il vraiment tendre à l'évacuer, quand elle a pignon sur rue dans quelque milieu que ce soit ?
C'est une question ouverte (j'ai donné quelques ébauches de réponses personnelles précédemment, je ne fais pas plus long, je me fais déjà l'effet d'un junkie au forum, ces derniers temps...)...
ça nous renvoie d'ailleurs plus largement, il me semble, à la question de la perfection, d'une certaine manière : est-ce que la perfection absolue n'est-elle pas, à sa manière, une imperfection ? Surtout en contexte humain ?
A débattre.
Je pense, de toute façon, que ce débat est condamné à vite tourner en rond, aussi longtemps qu'on ne saura pas ce qui est proposé en lieu et place. Quelqu'un ici saurait ? Pour ma part, j'ai du mal à concevoir un outil tendant à l'objectivisation de l'évaluation qui, dans le même temps, pourrait tenir en compte de la subjectivité de l'élève. ça me paraît un brin contradictoire.
Je pense qu'il n'y a pas "des problèmes", qu'on règlerait point par point en cochant des cases, mais une condition globale à améliorer.
Là, ça va être plus court :
Absolument !

