Ce festival est né il y a 25 ans lorsque « les amis du vieux village d’Oingt » ont ouvert la tour du donjon et la maison
commune le dimanche au public, en y exposant des objets et documents anciens. Un jour, ils avaient rassemblé trois orgues
de barbarie : c’est parti de là.
Ce n'est qu'à 15h30 passées que nous avons commencé à sillonner les rues du village. Ce dernier en lui-même est
magnifique : village médiéval tout en pierres dorées, avec une vue splendide du haut du donjon (et tout aussi belle d'un
peu plus bas !). Les limonaires et orgues de Barbarie étaient installés le long des rues et certains tourneurs, parfois en
habits d'époque, proposaient aux passants de chanter avec eux à l'aide de cahiers de chansons. Nous ne nous sommes pas
fait prier puisque nous étions venus pour ça. Aznavour, Piaf, Mon amant de Saint-Jean, Frou-Frou, tout le répertoire y
est passé. Nous avons chanté ensemble de bon cœur en chœur : « Moi, qui l’aimais tant… »
Entre deux chansons, pour se reposer les bras, un couple de tourneurs-chanteurs nous a parlé de leur vie passionnante. Ils
jouent et chantent pour leur plaisir et celui des autres depuis dix ans qu'ils sont retraités. Ils vivent en Vendée et
participent à des festivals dans toute la France entre Pâques et septembre. Ils sont bénévoles et leurs frais de transport
sont à leur charge, mais ils sont reçus comme des rois par les habitants et apprécient de se retrouver entre tourneurs.
Avant de nous quitter, je me suis essayée à tourner "Sous le ciel de Paris" tout en chantant. J’en rêvais depuis des années
et j'en garderai un excellent souvenir (et quelques photos !).
Si vous aussi vous voulez devenir chanteurs de rue pendant quelques heures, rejoignez-nous l’année prochaine !
Catherine