Puis, Valérie et Pierre arrivèrent pour nous
annoncer …leur départ prochain à Trois- Rivières ! Papy et Philippe vinrent renforcer les
rangs des créateurs de personnages ; tous les participants parvinrent à donner vie à deux
nains : un « nain bécile » alias Groumpf et un « nain telligent » nommé Bolduc de la Moria.
Simultanément, éclot un duo d’elfes : Aliénor l’enchanteresse et Minimoo la maîtresse du savoir.
Enfin, comme l’Homme est toujours seul, Sémicolo le guerrier, unique humain, fut tiré du néant.
Catherine, retardataire, se métamorphosa en belle blonde aux yeux bleux alias Bilba la Hobbite.
Le plus long dans le jeu de rôle consiste à élaborer par les dés et des choix stratégiques, les
attributs, les réactions , les capacités raciales ou capacités d’ordre, etc. de chaque
personnage. Cela nous prit trois heures au moins !!!
Bien plus étrange, pendant l’apéritif, je sentis une ambiance surnaturelle s’installer (sous
l’effet du breuvage Montbasillac peut-être) : du monde réel (les rapports EU- Europe), la
discussion glissa vers un monde quasi- surréaliste (la cuisine québécoise et ses haricots au
sirop d’érable !) et s’attaqua à un monde inintelligible (les sphères d’attribution à Mensa
France !). Après les succulentes pâtes à la carbonara, comme par magie, un jet de dés nous
transporta tous à Fontcombe.
Alors, le maître du jeu énonça l’objectif : retrouver un certain Margyl disparu depuis plusieurs
mois. Dès lors les questions fusèrent : comment agencer le déplacement dans une forêt profonde
où l’on n’avance qu’en file indienne ? Comment lutter contre une araignée géante ? Comment
repousser un loup assoiffé de sang avec des flèches (en plastique) ? Comment vaincre un fantôme
qui s’acharne sur un nain ? Avec vaillance et bravoure, le commando riposta, attaqua ou
s’enfuit ! En tout cas, la délégation termina son premier scenario au petit matin malgré les
innombrables orques ou trolls : attention, Marguyl court toujours…
Je trahirais l’esprit de cette soirée si je n’évoquais pas les jeux de mots graveleux que l’on
peut faire avec les termes « bâton », « bourse », « tirer », « se coucher » cependant la
bienséance vous préserve ; ainsi je vous tairai également les « je vomis » et les cris d’ours
en rut d’un elfe aux cheveux bleus doté d’un œil vert et d’un autre jaune (dont je tairai
l’identité par amitié !). Si le cœur vous en dit vous pouvez toujours chercher le sens des mots
« nyctalope » et « bolduc » dans une optique plus culturelle…
Pour conclure, la convivialité et l’humour animèrent cette soirée autant que les tacticiens en
présence. Il vous faut attendre la suite du scénario si vous voulez avoir des nouvelles de vos
héros : notamment si vous voulez savoir comment va la cuisse de Groumpf, transpercée d’une
flèche …
C’est aussi ça Mensa !